Quand on r'vint das l'allêye, on dèviét în (h)euhh è dwote (è gauche quand on vint de d'fieus) et on errive das lè cwèhîne. Y è ène grande chev'nêye mais n'y è pus d'taque. Lè taque, ç'ast ç'que hhauffait lè cwèhîne et ca lo pôle. Pour r'lèver les essîttes, y è lè pierre d'ôve èvo lè pompe que tieurait l'ôve di peûts. N'y èvait-m' ca l'ôve corante di taps-lè, is l'ont mis das les ennêyes cinquante. Das lè cwèhîne, y è ca ène tauye èvo doux hhèyeûres. I d'vait sûr'mat y en èwêr pus, hhèys p't-ête. Sovot, das les mauhons, è n'y èvait pwèt d'fenête das lè cwèhîne et is mattint ène hollandaise pou qu'on wèyeuhhe pus kiair. Mais tot-ci, sus l'(h)euhh que beille sus lo pôle, y è in cârreau et po èwêr pus d'kierté, y è ca ène fenête. Mais ç'n'ast-m' trop kiarteûx quand même. Lo pôle, on n'pieut pus aller d'das, l'(h)euhh ast framé. Y è lo pyinchi qu'ast peûrri, i pourrôt frâler et on cheûrôt è lè kêve. Lo pôle, ç'tait lè belle chambe 'st-ce qu'on r'cevait les geas, ç'tait lè pus belle chambe de lè mauhon et ca lè pus chaude. Das lè mauhon, y è ca doux chambes en haut mais j'n'ai-m' vu lè montêye d'escayîs po y monter.
Quand on revient dans le couloir, on ouvre une porte à droite (à gauche quand on vient de dehors) et on arrive dans la cuisine. Il y a une grande cheminée mais il n'y a plus de taque. La taque, c'est ce qui chauffait la cuisine et le "poêle". Pour laver la vaisselle, il y a l'évier avec la pompe qui tirait l'eau du puits. Il n'y avait pas l'eau courante en ce temps là, ils l'ont mis dans les années cinquante. Dans la cuisine, il y a aussi une table avec deux chaises. Il devait sûrement y en avoir plus, six peut-être. Souvent, dans les maisons, il n'y avait pas de fenêtre dans la cuisine et on mettait une flamande pour voir plus clair. Mais ici, sur la porte qui donne sur le "poêle", il y a une vitre et pour avoir plus de clarté, il y a aussi une fenêtre. Mais ce n'est pas tromp lumineux quand même. Le "poêle", on ne peut plus aller dedans, la porte est fermée. Il y a le plancher qui est pourri. Il pourrait s'effondrer et on tomberait à la cave. Le "poêle", c'était la belle chambre où l'on recevait les gens, c'était la plus belle chambre de la maison et aussi la plus chaude. Dans la maison, il y a aussi deux chambres en haut mais je n'ai pas vu l'escalier pour y monter.
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